Même une fois, même futile
Se sentir froid, se sentir utile
Avoir la vague impression d'exister
A travers les yeux de personnes indifférées
Sous le feu des projecteurs de la superficialité aiguë
Etre enfin un instant pour ne pas avoir fuit le combat, reconnue
Haïr cette pensée, la trouver normale, esprit contradictoire et malin
Qui dans l'abandon ne trouve aucun réconfort, préférant mourir pour rien
Incapable de comprendre le courage qu'il faut pour s'échapper, adulant les vainqueurs.
Même exécrables, même exécrés, simplement pour un incommensurable et réservé honneur.
Défendre des valeurs qui une fois mortes seront écrasées, au lieu d'imaginer divers scénarios.
Au nom d'un sens des choses mal placé & mal orienté.. mal fait, mal conçu et idiot.


# Posté le samedi 28 novembre 2009 07:32

Modifié le samedi 28 novembre 2009 07:43

Mon corps mis à nu - zéro - L'essence a saoulé ma vie. Ivre de peur, ivre de honte, je marche là, sur un fil rouge, emportée par la vie, emportée par le rêve. De gauche à droite, maladroite et inconsciente, en désaccord avec l'air libre. La comptine m'ensorcèle et m'emprisonne enfin dans l'indestructible ouragan, ouragan qui frappe en mes maux. Les notes sont douces et le rythme amer. Comme un élan d'acidité venu piquer mes veines d'un parasite infernal. A vie. Le miroir gronde, ma tête résonne les hurlements d'un sombre détritus. Je n'ai pas peur.








Waltzing back.

# Posté le samedi 07 novembre 2009 14:14

Modifié le samedi 28 novembre 2009 08:12


On s'est lié, délié. Nos vies, de vulgaires sacs de n½uds. Emmêlés. Un bordel rutilant. Nos pensées, déchainées, en vrac. Un ramassis brouillon, des montagnes russes haletantes. Et toujours la même valse sanguinolente...
On dit que le temps emporte tout sur son passage. Lentement, sadiquement. Pourtant ta présence est toujours là. Alors, ma vie hasardeuse, les pensées capharnaüm, tout cela m'importe peu.

# Posté le mardi 03 novembre 2009 16:05

Modifié le samedi 28 novembre 2009 06:51

C'est une dépendance à la souffrance, une descente aux enfers. C'est la survie de l'être. Sans raison et sans limite.

C'est une dépendance à la souffrance, une descente aux enfers. C'est la survie de l'être. Sans raison et sans limite.
L'os est bien fissuré, encore quelques coups dans l'entaille et il cèdera. T'inquiète pas pour moi, ne retiens pas tes gestes, fais toi plaisir, frappe, encore, toujours, toujours plus fort. Élargis la blessure. Inutile d'attendre que la plaie cicatrise. Vas y, si tu trouves encore de la place, un petit quartier de peau encore vierge d'un quelconque passage, vas y, frappe.


Photo : Edy

# Posté le dimanche 25 octobre 2009 17:43

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 12:48